Adhérer
COORDINATION NATIONALE
DES COMITES DE DÉFENSE DES HÔPITAUX & MATERNITÉS DE PROXIMITÉ

 

MONTGELAS l’hôpital de proximité sacrifié sur l’autel de la rentabilité ?

Nous disons NON !

DEBAT MARDI 4 AVRIL 18H30 SALLE POLYVALENTE – Palais des sports à Givors en présence de :

- Joëlle GREDER Responsable nationale des questions santé au Parti communiste français

- Christiane PUTHOD Conseillère régionale, communiste membre du CA de Montgelas

- Martial PASSI Maire, Conseiller général, Président du CA de Montgelas

- Pascal DUREAU Responsable du syndicat des médecins Généraliste

 

En 2006, il manquera dans les budgets des hôpitaux 1,2 à 1,5 milliards d’euros, selon la Fédération hospitalière de France (FHF). Dans une circulaire du 27/2/06, le gouvernement a promis aux hôpitaux une évolution de leurs moyens
« entre + 1,5 et + 2%, et non + 3,44 %, comme annoncé par le ministre de la santé ». La FHF évalue à 4,32 % l’augmentation minimale nécessaire des moyens des établissements hospitaliers par rapport à 2005.
Tous les hôpitaux de notre pays sont frappés par cette volonté de réduire les moyens accordés à la santé des Français. La « gestion comptable de la santé », dénoncée depuis les ordonnances Juppé de 1995, conduit à cette lamentable situation. De partout, des équipements ultramodernes de soins sont sous-employés faute de moyens humains, médicaux et para-médicaux notamment par réduction des formations, alors que les besoins croissent, qu’une partie de la population est pas ou mal soignée.
Avec la mise en œuvre de la « tarification à l’acte » (T2A), c’est la médecine à deux vitesses qui prend corps. Les établissements à haute spécialisation seront davantage rémunérés que les hôpitaux de proximité, dans le cadre d’un budget santé étriqué, rongé par l’inflation. Les pauvres financeront la santé pour les riches.

Notre hôpital de MONTGELAS n’échappe pas à la tourmente de la course à la rentabilité des soins. Jusqu’alors l’équilibre financier de l’établissement était assuré. Mais l’application croissante de la T2A le plongera de plus en plus dans le rouge, dès cette année, d’une façon irrémédiable, comme l’a montré une étude prospective présentée au Conseil d’administration. L’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH) met en œuvre dès à présent un plan drastique de réorganisation des services et d’aménagement des soins à MONTGELAS, pour le plier aux exigences de rentabilité imposée par la politique gouvernementale depuis dix ans :
- transfert d’activité chirurgie sur les HCL ;
- intégration de la maternité dans l’environnement du centre hospitalier Lyon-Sud ;
- l’arrêt de l’activité chirurgie ne prépare-t-il pas un transfert des services actifs existants, urgences et médecine par exemple, aux Hospices Civils du Grand-Lyon ?
Cela ne préfigure-t-il pas un dépeçage avancé de notre hôpital, pour le réduire à un hospice ? Et le calendrier est déjà arrêté ! Tout le mois de mars est occupé à des réunions techniques de travail, en ce sens – le Conseil d’administration est mis hors jeu. Le 31 mars, le schéma régional d’organisation sanitaire (SROS III) sera arrêté et « sera opposable », il devra être appliqué ! Les principes opérationnels d’actions seront fixés d’ici fin juin, les décisions définitives sont programmées pour le 2e semestre 2006 et la mise en œuvre est prévue pour la fin de cette année. Les Givordins et la population du bassin ne peuvent admettre de telles décisions antisociales, libérales, unilatérales. En 1996 déjà, ils ont imposé par leur lutte unie la reconstruction d’un plateau médico-chirurgical ultra moderne. Il ne peuvent accepter sa casse aujourd’hui, ni le fait du prince Argent. Les élus et militants communistes appellent la population et les acteurs de la santé à se rassembler, à reconstituer - comme en 1995 – un comité de défense unitaire de Montgelas. Des propositions doivent être élaborées, la protestation doit s’affirmer, ce projet liquidateur doit être abandonné !

 

 


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