M. PAILLE OU LE MEPRIS ENVERS LES CITOYENS.

FAISANT FI de l’opposition à la privatisation du service de chirurgie de l’Hôpital, concrétisée par des milliers de signatures de nos concitoyens, le Directeur de l’ ARH passe outre et confirme le choix de la construction d’un Pôle de santé dont la Clinique privée tirera le meilleur parti. ( Dans la corbeille de la mariée, en cadeau le service de chirurgie de l’Hôpital public ! )

Ce passage en force, ne peut rester sans lendemain.

Depuis des années tout est mis en œuvre, par les gouvernements successifs pour affaiblir le service public de santé.

Aujourd’hui, la situation de l’Hôpital ne peut que renforcer notre inquiétude :

C’est la déstabilisation des personnels toutes catégories confondues, dont l’avenir professionnel reste incertain, en particulier pour celui sous contrat. Le risque est grand de la suppression de postes de contractuels.

Le manque de transparence qui caractérise ce projet de démantèlement du service public de santé, vient encore accroître la méfiance légitime exprimée par des milliers de nos concitoyens. Il est inacceptable de notre point de vue, qu’un service public ou privé d’ailleurs, soit une zone de non droit démocratique.

Les chirurgiens du service public " sont moins bien traités que les chiens ", comme l’affichait un de ses derniers, à la sortie du dernier conseil d’administration.

Leur maintien vient d’être prolongé jusqu’au début avril 2005 ; comment peuvent-ils, sous la menace d’une telle épée de Damoclès, poursuivre en toute sérénité leurs tâches ?

Les élus en charge de ce dossier ne peuvent demeurer plus longtemps silencieux, leur propre responsabilité est engagée : comment laisser faire cette entreprise de démolition sans réagir publiquement ?

Depuis des années, la fuite des usagers de l’Hôpital est patente, cela n’est pas le fait des personnels et des praticiens. Elle est le fait d’une politique de soins, menée au nom de la rentabilité, conduisant aux restrictions budgétaires, aux fermetures de lits, à la non-validation du projet d’établissement ayant pour conséquence directe, la difficulté de recrutement des médecins.

Au prétexte de cette baisse d’activités, l’Etat diminue le budget de l’Hôpital des Sables d’Olonne, de 110 000 euros. C’est donc bien un choix délibéré de la part du Ministre de la Santé DOUSTE BLAZY d’affaiblir l’Hôpital, relayé avec zèle, dans la Région, par M. PAILLE Directeur de l’ARH (Agence Régionale d’Hospitalisation des Pays de la Loire ) dans le but de confier tout ce qui est " rentable " à la Clinique privée du Val d’Olonne. ( Ce même personnage ne nous a-t-il pas déclaré, le 3 juin 2004, qu’au vu des difficultés financières de la Clinique privée, il s’agissait de lui venir en aide ! )

L’objectif officiellement annoncé d’un Pôle de santé dit d’excellence ( maître mot de M. Le Député Maire des Sables d’Olonne qui a déclaré " dans cet accord je veux voir un seul gagnant : le malade ") est en réalité une tentative de privatisation aux frais des contribuables. En effet personne ne parle de financement, pour cause, la part principale sera à la charge des collectivités locales, donc des contribuables du Pays des Olonnes.

A ce stade la solution qui s’impose est :

NOUS INVITERONS A UN RASSEMBLEMENT DE PROTESTATION ET DE PROPOSITIONS DES LA DATE CONNUE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CENTRE HOSPITALIER.