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COMMUNIQUE
DE PRESSE
Le Comité
de Défense de l’Hôpital Public (CDHP) de la Haute-Garonne réagit vivement à la
décision de l’ARH Midi-Pyrénées de supprimer l’activité de Chirurgie Cardiaque
Pédiatrique à Toulouse.
Nous
dénonçons la brutalité de cette décision bureaucratique incompréhensible,
d’abord pour les familles des enfants et nouveaux nés, ensuite pour l’ensemble
des professionnels impliqués dans cette activité.
L’Agence
Régionale d’Hospitalisation (ARH) ne fait qu’obéir à des objectifs de sécurité
et de rentabilité à court terme ! Elle ne tient pas compte de plusieurs éléments
importants :
1°/ La
démographie et la dynamique des populations à Toulouse et en Midi-Pyrénées (avec
augmentation régulière des naissances).
2°/ Les
efforts de coordination, de formation et de mise en commun des équipes
médico-techniques, et des équipements entre le CHU et la Clinique
Pasteur.
3°/ Enfin,
les aspects « humains » très particuliers de cette prise en charge de familles
avec enfants, nouveaux nés ou prématurés souvent dans la
détresse.
Ainsi,
chaque année, près de 200 familles dont les enfants souffrent d’une maladie
cardiaque nécessitant des explorations particulières et des actes chirurgicaux,
parfois complexes ou urgents, devront se débrouiller pour aller vers Bordeaux
(250 km), Marseille (400 km) ou Paris (700 km).
Ceci alors
même que Toulouse a un atout majeur avec la possibilité de réunir les
compétences et les équipements dès 2010, sur le site de l’Hôpital des Enfants de
Purpan, tout à côté de la Maternité spécialisée Paule de Viguier, dans des
conditions optimales de sécurité et d’efficacité pour la chirurgie cardiaque
pédiatrique.
Nous
demandons donc en urgence un moratoire sur cette décision
inappropriée
de l’ARH,
avant même que le dossier commun du CHU et de la Clinique Pasteur ne soit
représenté et reconsidéré.