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COORDINATION
NATIONALE DES COMITES DE DÉFENSE DES HÔPITAUX & MATERNITÉS DE PROXIMITÉ |
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REGION FRANCHE COMTE
COURRIER A L'A.R.H. en date du 13 mai 2004
À Monsieur BLÉMONT Totalement désolé de vous voir en simple faire valoir
d'une politique scandaleuse et inégalitaire, nous vous adressons,
Monsieur BLÉMONT, les salutations les plus amères du Comité de Vigilance.
LETTRE AUX MEMBRES DE LA C.M.E. en date du 9 février 2004
Mesdames et messieurs, bonjour
Contrairement à ses dires, nous n'avons jamais attaqué les personnes dans leur fonction, et nous avons toujours souligné que nous n'étions pas compétents pour parler de la qualité ou des défauts d'un médecin, d'un infirmier, d'un personnel hospitalier, d'un ambulancier ou d'un pompier... Nous nous l'interdisons totalement et au contraire nous avons toujours affirmé que les conditions détestables entraînées par la fusion du CHI telle qu'elle est actuellement menée par messieurs ROCHE et JOYANDET occasionnaient des difficultés supplémentaires pour tous ces personnels, et notamment pour les services mobiles et d'urgences qui étaient de plus en plus sollicités. Nous avons par solidarité avec tous ces personnels affirmés plus d'une fois notre total soutien, par écrit et en paroles. Par contre nous nous sommes permis, comme l'a fait l'audit ministériel mené sur le CHI, de juger les personnes dans leurs actes administratifs et hiérarchiques. Nous condamnons l'autocratie répulsive du docteur WACHSCHALL en tant que responsable du service des urgences ; nous condamnons le centralisme vésulien très marqué et le manque de dialogue et l'aspect archaïque et répressif socialement (contre les infirmières des urgences) du docteur ROCHE en tant que directeur de l'hôpital. Le rapport d'audit cité était encore plus dur que nous sur ces aspects puisqu'il dénonçait le climat délétère et les inégalités des personnels dans le CHI, en fonction notamment de leur proximité des personnes de pouvoir. La CME a même été plus dure également puisque, à sa majorité, elle a dénoncé en son temps le docteur WACHSHALL. Nous avons toujours regretté que Monsieur JOYANDET, responsable du CA du CHI n'ait jamais assumé ses responsabilités sur ce point en demandant à son CA de suivre cette décision de la CME ; il a fait tout le contraire en couvrant de fait les agissements néfastes des dirigeants du CHI et en faisant cause commune avec le directeur ROCHE lors de leur dernière conférence de presse de fin janvier 2004. Si nous avons soulevé l'idée d'une action au Tribunal, comme beaucoup des 25 000 personnes qui se sont mobilisées pour la consultation populaire du 25 janvier 2004 et comme beaucoup des 3 000 manifestants de Luxeuil le 31 janvier 2004 le souhaitent et nous le demandent, CE N'EST EN AUCUN CAS CONTRE LES PERSONNELS que nous avons toujours soutenus : C'EST UNE ACTION JUDICIAIRE CONTRE LES SERVICES DE L'ÉTAT ET CONTRE LA DIRECTION DU CHI. Puisqu'ils décident pour les gens, pour les utilisateurs massivement mécontents, ils n'ont qu'à assumer pénalement les manques et les dangers qu'ils font courir aux populations. Si nous envisageons également une action au Tribunal Administratif, c'est encore une fois non contre les personnels mais contre des services étatiques qui ne tiennent pas les engagements dûment indiqués dans les Schémas Régionaux d'organisation sanitaire. Au nom du Comité de Vigilance qui m'en a mandaté, je tenais Mesdames et messieurs les membres de la CME, à rétablir la vérité contre un personnage retors qui manie la contre-information et qui cherche à dresser les gens les uns contre les autres (ce qui est extrêmement grave pour une personne d'autorité comme monsieur ROCHE), et je tenais également à vous adresser nos meilleures salutations dans un moment si difficile pour notre CHI et pour toute l'activité sanitaire de notre région, région pour laquelle, nous le savons, vous mettez beaucoup d'énergie comme les militants du Comité, même si ce n'est pas toujours sur les mêmes positions. Nous apportons également notre totale solidarité aux personnels souffrant actuellement de la situation du CHI. Michel ANTONY
LETTRE AU MINISTRE DE LA SANTE en date du 12 janvier 2004
Monsieur le Ministre de la Santé Dimanche 25 janvier 2004, 103 communes de la région
de Lure et de Luxeuil en Haute Saône ont suivi la proposition du Comité
de vigilance pour dénoncer une fusion hospitalière très mal réalisée,
dans un " climat délétère " (comme l'audit mené par vos services le
reconnaît), de forme autocratique et non transparente. Cette fusion
se réduit à une absorption pure et simple des principaux services
hospitaliers de Lure et de Luxeuil (cardiologie, maternité, soins
intensifs, urgences, ORL, chirurgie, SMUR…) par le seul site de Vesoul,
et se fait donc au détriment des habitants de la région sous vosgienne.
Ceux ci se considèrent mal desservis, sans égalité sanitaire, avec
désormais des durées d'attente accentuées, des difficultés de déplacements
et des risques graves prévisibles. La majorité de notre population
estime de plus en plus que l'aménagement équitable du territoire est
dans notre secteur non appliqué. Les habitants et le Comité ne veulent plus d'argumentation
technique ou technocratique, ni de consolations humanistes, ni de
dérisoires compensations par exemple en lits de suite. Ils exigent
l'égalité auxquels ils ont droit en tant que citoyen, et ils exigent
la sécurité sanitaire que leur procurerait le rétablissement des services
d'urgence et des SMUR de proximité. C'est pourquoi, Monsieur le Ministre, au nom des
25 000 votants, nous attendons une réaction rapide de votre part et
des autorités compétentes pour (au moins) rétablir les urgences dans
les deux sites de Lure et de Luxeuil et pour rétablir le SMUR actuellement
supprimé de fait sur le site de Luxeuil. En vous remerciant par avance d'être sensible à notre démarche, nous vous adressons, Monsieur le Ministre, nos meilleurs salutations. Pour le Comité, son président, Michel ANTONY
INFORMATION DE PRESSE du 12 janvier 2004 LES COMMUNES DU BASSIN DE VIE DE LURE ET LUXEUIL SE MOBILISENT POUR CONSERVER DES URGENCES HOSPITALIÈRES Suite à un processus de fusion hospitalière, toute une partie de la Haute-Saône subit une érosion de l'offre de santé publique. Les sites de Lure et de Luxeuil, deux petites villes de 10 000 habitants, ont déjà perdu plusieurs services (maternités, cardiologie, chirurgie, ORL) alors que la construction d'un hôpital neuf dans le chef-lieu du département (Vesoul) reste aléatoire car très onéreuse. Tandis que les activités hospitalières du département se redéploient vers le vieil établissement de Vesoul en attendant l'hypothétique création d'une structure ultra moderne dans cette même ville en 2008 ( ?), les antennes de Lure et de Luxeuil sont aujourd'hui méthodiquement dépecées. En dépit de toutes les promesses, les urgences de proximité sont amputées dans ces deux villes (fermetures décidées récemment des services la nuit et suppression du SMUR de Luxeuil). Le droit à une sécurité médicale élémentaire est ainsi mis en cause dans ce coin de France oublié. Lure et Luxeuil structurent un territoire (le Pays des Vosges Saônoises) de 90 000 habitants (soit 40% de la population départementale) et comprenant 160 communes, souvent rurales et parfois éloignées des pôles urbains. En concentrant toute l'activité hospitalière ou presque sur Vesoul, on dresse des barrières de plus d'une heure entre certains villages en zone de montagne et des services vitaux de santé publique. Sans réclamer le statu quo à tout prix, les élus et les acteurs du bassin de vie de Lure-Luxeuil ont fondé un comité de vigilance pour défendre leurs services publics de proximité. Depuis de longs mois, ce comité multiplie les initiatives pour faire entendre la voix d'un territoire qui refuse d'être sacrifié sur l'autel des restructurations froides et mal pensées des services collectifs en milieu rural. Le 25 janvier prochain, les communes du Pays des Vosges Saônoises sont appelées à organiser une consultation populaire en faveur du maintien de services d'urgences 24H/24H et de SMUR à Lure et à Luxeuil, conformément aux engagements pris par les autorités publiques compétentes. 50% des communes concernées ont d'ores et déjà annoncé leur participation à la consultation démocratique des citoyennes et des citoyens. Le mouvement s'amplifie chaque jour. La presse locale relaie parfaitement ce combat local. Nous aimerions donner une portée symbolique nationale exemplaire à cette mobilisation collective. C'est la raison pour laquelle, dans le prolongement des actions déjà menées à Paimpol (Côtes d'Armor) ou à Saint Affrique (Aveyron), nous alertons aussi les médias nationaux. Eric HOULLEY Conseiller régional de Franche-Comté Président du Syndicat mixte du Pays des Vosges Saônoises Adjoint au Maire de Lure Tél. 06 73 00 46 45 Mail : houlley@wanadoo.fr Michel ANTONY Président du Comité de Vigilance pour le maintien des services publics de proximité dans le bassin de vie de Lure-Luxeuil Tél. 03 84 62 91 65 Mail : Michel.Antony@ac-besancon.fr
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