La
situation en avril 2004
81 Ko
Plaidoyer
pour la défense de l'hôpital et de la maternité
de Paimpol
Le comité de Paimpol a rédigé en janvier 2003
un plaidoyer qui établit un point très détaillé
de la situation.
Vous pouvez ouvrir et télécharger ce plaidoyer et sa
mise à jour de septembre 2003, en cliquant sur les liens suivants
:
Le
plaidoyer de janvier 2003
/
3,1 Mo
La
mise à jour de septembre 2003
/
172 Ko
Propositions d'actions
pour le comité de soutien de l'hôpital de Paimpol en 2004
Notre comité a connu une activité particulièrement intense
durant ces deux années de mobilisation pour le maintien de la maternité
de Paimpol.
La fermeture de celle-ci en juillet 2003, malgré nous, ne doit pas
nous conduire à un renoncement dans notre juste combat.
Les menaces qui pèsent sur les hôpitaux de proximité, à Paimpol comme
ailleurs en France, nécessitent que nous soyons vigilants et prêts
à riposter sans retard et à tout instant.
Pour consolider cette vocation de notre comité, plusieurs actions
devront être menées dans le proche avenir.
1. Mobilisation pour la pérennisation des services
de l'hôpital de Paimpol.
Notre comité a été créé en 1993 et relancé en 2001 pour
soutenir l'hôpital de Paimpol et l'ensemble de ses services, répondant
aux besoins de la population.
Nous devrons assurer une vigilance active pour ne pas être pris de
vitesse et mis devant le fait accompli face aux mesures qui risquent
de frapper les services fragilisés par la fermeture de la maternité.
À la lumière de ce qu'ont subi d'autres hôpitaux de proximité avant
nous, nous devrons être particulièrement attentifs à la chirurgie,
à l'anesthésie et au service des urgences.
Notre mode de fonctionnement devra nous donner les moyens de cette
vigilance active.
2. Mobilisation pour une naissance plus humaine.
Notre bataille pour la maternité ne portait pas seulement
sur la proximité.
Le Goëlo et le Trégor ont eu la chance de disposer jusqu'à juillet
2003 à Paimpol d'une maternité qui a inscrit son activité dans une
approche plus humaine de la naissance, attentive à la fois à la mère
et au nouveau-né.
Cette dimension de notre activité explique et justifie la sollicitation
dont nous avons été l'objet en juin dernier de la part du collectif
d'associations qui s'était constitué à l'occasion des États généraux
de la naissance.
Les aspirations des femmes du Goëlo et du Trégor à une naissance plus
humaine demeurent, évidemment, malgré la fermeture de la maternité
de Paimpol.
Dans la continuité de notre activité, nous devrons apprécier l'offre
périnatale du réseau hospitalier à la lumière de ces aspirations et
mener les actions qui nous paraîtrons nécessaires pour améliorer la
situation présente.
Notre appel à témoignages sur tous les problèmes vécus par les femmes
du Goëlo et du Trégor et leur famille autour de la naissance ne doit
pas être un appel de principe, et nous devrons trouver le moyen d'en
faire un mode d'expression simple et facile d'accès, un outil de travail
efficace.
Nous gardons l'objectif d'une réouverture d'une maternité
de plein exercice ; ce qui a été possible hier à Bitche (Moselle)
peut l'être demain à Paimpol.
Mais la mobilisation pour une naissance plus humaine ne concerne pas
que le Goëlo !
Il n'est pas trop tard pour répondre positivement à la sollicitation
du collectif de la naissance, qui a fait le choix de se pérenniser
pour donner plus d'efficacité à l'action de chacun.
Nous proposons donc de nous associer au CIAN (collectif interassociatif
autour de la naissance).
3. Coordination avec les autres comités de défense
d'hôpitaux.
Depuis la manifestation régionale de Paimpol du 19 octobre
2002, plusieurs comités de défense de la santé de proximité du Grand
Ouest se sont engagés dans une solidarité active et ont mis en place
une coordination.
Cette solidarité est ressentie comme nécessaire pour briser l'isolement
de chacun qui facilite le travail destructeur de l'administration
hospitalière.
Cet embryon de fédération a suscité l'espoir d'autres comités, parfois
très éloignés géographiquement.
C'est tout naturellement que Saint-Affrique s'est adressé à Paimpol.
Compte tenu des actions des uns et des autres au cours de ces deux
dernières années, les autres comités attendent de notre part un rôle
moteur.
Mais nous avons pris du retard au cours de l'été 2003 : contrecoup
de la fermeture de la maternité en juillet et disponibilités militantes
absorbées au sein du collectif pour les services publics de proximité
à l'occasion des assises de l'APVF à Paimpol (association des petites
villes de France).
Un travail interrompu n'est pas pour autant abandonné ; nous devons
reprendre ce dossier et le mener à terme.
Suite à la réunion du collectif Grand Ouest du 28 juin, un projet
de texte fondateur pour une fédération de comités de défense est actuellement
soumis pour avis auprès de chaque comité.
Nous proposons d'examiner ce projet de texte fondateur et de l'adopter
(avec d'éventuelles modifications).
L'assemblée générale de notre comité de soutien doit aussi se prononcer
sur le principe de notre engagement dans une fédération qui, dans
notre esprit, doit demeurer une structure légère pour l'information
et l'aide à l'action, laissant toute sa liberté à chaque comité.
Nous proposons de mandater le bureau pour préparer avec les autres
comités intéressés la création de cette fédération, dont la mise en
place sera faite statutairement.
Parallèlement nous proposons de travailler plus régulièrement avec
les comités de médecins dont l'action pour la santé publique converge
avec la notre : CNDH (Comité National de Défense de l'Hôpital) et
FNMHPP (fédération nationale des maternités et hôpitaux publics de
proximité).
Cette collaboration pourra nous aider à combattre la résignation du
corps médical.
4. Coordination pour la défense des services publics
de proximité.
Le service public de proximité dans le secteur de la
santé publique ne peut pas être isolé des autres secteurs.
La tenue des assises de l'APVF à Paimpol les 2 et 3 octobre 2003 a
été l'occasion d'une expression collective de diverses associations
et organisations qui agissent pour la défense des services publics
de proximité.
C'est tout naturellement que notre comité y a pris une part importante.
Mais le collectif interassociatif qui a tenu quelques réunions à cette
occasion était circonstanciel et informel.
La défense efficace de chacun des divers services publics de proximité
(qui s'adressent tous aux mêmes usagers !) nécessite une solidarité
et une coordination plus régulières.
Mais faut-il pour autant fondre le comité de soutien de l'hôpital
dans une structure locale plus large ?
Nous pensons que ce serait une erreur, que le comité y perdrait sa
capacité de mobilisation pour défendre la santé publique.
La question reste ouverte :
quelles associations partenaires ?
quelle structure de contact entre associations aux approches et aux
modes de fonctionnement souvent très différents ? Nous proposons de
mandater le bureau pour prendre des contacts exploratoires et faire
des propositions à ce sujet.
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