PONT-L'ABBÉ

HÔTEL-DIEU. URGENCES DE NUIT TOUJOURS EN SURSIS

Sans surprise, la table ronde consacrée, hier, aux services des urgences n'a donné lieu à aucune annonce. La fermeture du service de nuit de l'Hôtel-Dieu n'est pourtant pas écartée.

Défendues par ses salariés, sa direction et ses usagers, les urgences de nuit de l'Hôtel-Dieu sont toujours en sursis. Réunis hier par le préfet et le directeur de l'Agence régionale de l'hospitalisation aux côtés d'élus et des médecins libéraux, en préfecture, ils n'ont pas obtenu de réponse à leurs inquiétudes. Les urgences de nuit sont pourtant bien menacées. Les propos d'Antoine Perrin, le directeur de l'ARH estimant que la comparaison faite par le Samu entre les services de Concarneau et Pont-l'Abbé était discutable n'ont pas écarté la fermeture de nuit du service de l'Hôtel-dieu, de minuit à 6 h du matin. Pour le maire Daniel Couïc, « l'Hôtel-Dieu est pourtant en phase de consolidation y compris au plan financier. Il doit être soutenu par l'ensemble des Bigoudens ».

Les généralistes en renfort

Pour répondre à l'obligation légale de permanence des soins et d'égalité d'accès aux soins, l'Agence régionale d'hospitalisation évoque des pistes de travail déjà explorées. « M. Perrin a beaucoup insisté sur la nécessité pour l'hôpital et la médecine de ville, de travailler ensemble », commentait, hier, Daniel Couïc. Il représentait au côté de la députée Annick Le Loch l'ensemble des élus bigoudens, après une réunion organisée jeudi soir, (notre édition de samedi). Un niveau de première urgence qui pourrait être complété par le Smur pour le Pays bigouden. Le maintien du Smur et la fermeture des urgences de nuit sont pourtant incompatibles. À moins qu'une solution soit trouvée par les autorités sanitaires. Un débat technique sur lequel Daniel Couïc indique ne pas avoir d'avis : « Je défendrai avec mes collègues, bec et ongle, la sécurité sanitaire et son amélioration dans le secteur. Mais je ne suis pas un technicien, je ne sais pas. Cela peut fonctionner si le Smur existe. Mais si le maintien des urgences de nuit est la solution, ça devra être la solution retenue ».

Décision à l'automne
Hier matin, Antoine Perrin a répété que les décisions seraient prises à l'automne. « Le préfet nous a fait la promesse formelle de se revoir rapidement », souligne encore le maire. Une nouvelle rencontre au cours de laquelle il entend faire valoir, au-delà de l'égalité de l'accès aux soins, « la nécessité de maintenir une porte d'entrée 24 h/24 heures à l'Hôtel-Dieu »., Et de poursuivre : « On peut s'en sortir par le haut si tout le monde y met du sien. Comment l'organiser ? Ce n'est pas mon boulot. Mais si la volonté de dialogue affichée par l'ARH nous déçoit, nous le vivrons très mal ».

Jean Le Borgne