| BRETAGNE |
PONT-L'ABBÉ. 400 PERSONNES POUR DÉFENDRE LES URGENCESLe comité de défense des urgences et du Smur de l'Hôtel-Dieu de
Pont-l'Abbé (29) organisait, hier après-midi, un rassemblement dans le
centre-ville de la capitale bigoudène. L'occasion, pour plus de 400 personnes,
dont de nombreux représentants des syndicats, de rappeler l'attachement du Pays
bigouden à son hôpital et à ses services d'urgence, menacés de fermeture.
L'occasion, aussi, après Carhaix et Concarneau, de dire l'opposition d'une
région au plan de l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH), qui prévoit une
réorganisation des services de santé. (Photo Marc Revel)
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| PONT-L'ABBÉ |
URGENCES. LA MOBILISATION TOURNE AU MEETING SYNDICALOn espérait des réponses sur le sort des urgences de
l'Hôtel-Dieu, hier après-midi, place Gambetta. Mais la mobilisation pour la
défense de la continuité des soins a vite tourné au meeting
syndical.
Place Gambetta, hier sur les coups de 14 h, 400 personnes étaient rassemblées pour protester contre le projet de fermeture des urgences de nuit et le transfert du Smur de Pont-l'Abbé vers le nord du département. Une mobilisation, mais pas de manifestation dans les rues du centre-ville. Un parti pris qui a au moins permis d'offrir une tribune à de nombreux interlocuteurs. Le soleil dans les yeux, les élus locaux furent les premiers à s'exprimer. Le
Haut Pays solidaire L'occasion, par la voix de Michel Canevet, d'entendre
la solidarité affichée par le Haut Pays. « L'hôpital de Pont-l'Abbé, c'est
l'hôpital du Pays bigouden », a martelé le maire de Plonéour, « pour la
population sédentaire, mais aussi touristique ». « On ne veut pas être
dépouillés là où la structure en place fonctionne bien ».
Prenant le relais, devant un parterre d'écharpes tricolores, de drapeaux rouges et de citoyens, Daniel Couic a expliqué qu'il fallait « garder une vigilance de tous les instants. Je l'ai dit au directeur de l'ARH (Agence régionale de l'hospitalisation), le meilleur moyen de mettre le feu, c'est de laisser planer l'incertitude ». Incertitude, un mot qui résume la situation actuelle. Va-t-on vers la disparition des services de soins de proximité, ou, ambition exprimée par Daniel Couic, vers « le progrès, en matière sanitaire, notamment dans certains domaines ». Le rassemblement d'hier n'a pas donné de réponses à cette question, alors que l'avis définitif de l'ARH n'est pas encore connu. Reste que les menaces qui pèsent sur la permanence des soins ne seraient pas de la seule responsabilité du directeur de cette agence, ce monsieur Perrin dont les oreilles ont dû siffler hier. Avant d'être applaudi, Daniel Couic avait eu le temps de mettre sur le grill les médecins de ville, dont le rôle dans la permanence des soins est primordial. « Ne laissons pas la rumeur dire que les soins à l'Hôtel-Dieu ne seraient pas de bonne qualité, une rumeur colportée, souvent, par les médecins de ville eux-mêmes ». Manifestation
syndicale Les élus s'étant exprimés, ce fut au tour des représentants des
syndicats, organisateurs du rassemblement au nom du comité de défense des
urgences. Il ne fut dès lors plus beaucoup question d'urgence à Pont-l'Abbé,
mais de Nicolas Sarkozy, de libéralisme, de crise financière, de crise tout
court. Quelques militants Sud scandèrent un « Résistance, résistance », sans
pour autant faire trembler les platanes de la place, fleurie de drapeaux comme
un premier mai. Même la FSU, qui représente les enseignants, eut finalement
droit au chapitre. Aperçue, aussi, au milieu de la foule, une pancarte « Obama
avec nous. Le rêve américain, le cauchemar français », à la veille de la
célébration de l'élection du nouveau président des États-Unis, la seule du genre
dans le département, prévue cet après-midi du côté de Plozévet. Lire aussi page 7 Marc Revel
OUEST FRANCE 16:47 - samedi 08 novembre 2008![]() 400 personnes réunies pour les urgences de Pont-l'AbbéEnviron 400
personnes venues de tout le Pays bigouden se sont rassemblées hier place
Gambetta à Pont-l'Abbé. Un rassemblement pour dire leur inquiétude face à une
menace qui pèse sur le service d'urgence de l'Hôtel-Dieu. Pour implanter un Smur
à Landerneau, l'Agence régionale d'hospitalisation envisage de redistribuer les
moyens du Sud-Finistère. Cela pourrait se traduire dans la capitale bigoudène,
soit au maintien du Smur et à la fermeture des urgences la nuit comme cela a été
fait à Concarneau, soit au maintien des urgences mais à la fermeture du Smur.
Les élus de tous bords comme les syndicats se sont relayés pour exprimer leur
attachement à un système qui fonctionne bien. |