Concarneau : menaces sur les urgences de nuit !
Compte-rendu de la réunion du 28 avril 08
L'hôpital de Concarneau a fusionné il y a plusieurs années avec le Centre Hospitalier Intercommunal de Cornouaille, à Quimper.
Après l'annonce par le directeur du CHIC de fermer les urgences de l'hôpital de Concarneau à partir de 20 h (23 h en juillet-août), la population a réagi. Lundi soir, 28 avril, une réunion publique, provoquée par les syndicats (SUD, CGT, CFDT) a rassemblé 350 personnes.
Le représentant de SUD qui a ouvert et clos la réunion a rappelé que les entrées aux urgences à Concarneau étaient au nombre de 11.000 / an soit le tiers de celles de Quimper, que le service des urgences à Quimper était déjà surchargé, que les urgences de Concarneau étaient nécessaires à un bassin de population d'environ 50.000 h (mais beaucoup plus en été). Il a bien mis en garde contre la fermeture de nuit, qui risquait d'être suivi de la fermeture totale des urgences, puis du SMUR. Le représentant de la CGT a rappelé le risque de fermeture des urgences à Pont l'Abbé et Douarnenez.
De nombreux élus
(maire de Concarneau, maires de communes voisines, député, un conseiller
régional), des syndicalistes, un médecin généraliste, le représentant de la
Coordination nationale sont intervenus pour exprimer leur soutien, pour appeler
la nécessité de garder les urgences 24 h / 24 à Concarneau, sur la nécessité de
s'organiser et de se battre pour les garder. Le responsables des urgences du
CHIC de Quimper (et donc de celles de Concarneau) a défendu la nécessité de
fermeture de nuit des urgences de Concarneau, par l'impossibilité technique de
les faire fonctionner, par l'impossibilité de recruter des urgentistes et par la
possibilité d'assurer une sécurité totale par le SMUR 24 h / 24 (avec transport
sur Quimper pouvant représenter selon le lieu de l'accident jusqu'à 45 min par
la route). Pour les membres de l'intersyndicale il faudrait ouvrir davantage aux
assistants le concours de praticien hospitalier pour pouvoir recruter des
urgentistes.
Ce matin 30 avril , le Conseil d'administration du CHIC devait
se réunir (alors que le comité technique d'établissement n'a pu se tenir hier
faute de quorum). Une mobilisation intersyndicale et populaire était prévue avec
rassemblement à 10 h à Quimper. Le directeur du CHIC veut se contenter d'une
simple information en CA sur une décision déjà prise. L'intersyndicale a dénoncé
un abus de pouvoir, contraire au Code de santé publique et demande une
délibération.
Au début de la semaine prochaine doit être créé un comité de
défense. Une manifestation départementale est prévue le 17 mai à Brest sur les
problèmes hospitaliers (menace de transfert des allogreffes de Brest à Rennes,
menaces sur la maternité et la chirurgie à l'hôpital de Carhaix, menaces sur les
urgences à Concarneau sinon ailleurs.
Yves Jardin