COORDINATION NATIONALE
DES COMITES DE DÉFENSE DES HÔPITAUX & MATERNITÉS DE PROXIMITÉ

 REGION BOURGOGNE

 

HOPITAL DE DIJON

 

____________________________________________________________________________________

  Comité Départemental pour la   Reconquête de la Démocratie et des Services Publics - 6 mars 07

NON À LA FERMETURE DE L'HÔPITAL GÉNÉRAL DE DIJON 

                   - Aucune réduction du personnel !

      -  Aucune fermeture de lits !

                      - Aucune externalisation de services ! 

RASSEMBLEMENT DEVANT LE SIÈGE DE L'AGENCE RÉGIONALE DE L'HOSPITALISATION

Le jeudi 5 avril à 17 h 30, à DIJON, 1 rue Monge

            C'est la volonté qu'expriment plus de 5 000 citoyennes et citoyens de l'agglomération dijonnaise. Ils ont signé la pétition qui demande à M. REBSAMEN, maire de Dijon et président du conseil d'administration du CHU, de se désolidariser de M. BOYER, directeur de l'ARH, qui réduit l'offre publique de soins.

           M. BOYER est le nouveau directeur de l'ARH ; il vient du cabinet de M. Xavier BERTRAND, ministre de la santé. C'est lui qui porte désormais toute la responsabilité des fermetures programmées dans les hôpitaux de la région.

            Les 5000 signataires expriment l'inquiétude et l'aspiration de toute une population, parce que la fermeture de l'hôpital général de Dijon masque en fait une réduction du personnel et des lits.

            La population est révoltée par l'idée d'une  médecine à deux vitesses, l'une pour les riches, l'autre pour les pauvres, qu'annonce toute réduction de l'offre publique de soins et la création d'un hôpital privé.  

            L'hôpital général, son personnel, ses lits, ses services font partie de l'offre publique de soins. La population a bien besoin du maintien et du renforcement de tous les sites hospitaliers, publics, et non de leur destruction. 

            En février 2006, le Directeur de cabinet de M. REBSAMEN recevait une délégation de notre comité qui a exposé de nombreux arguments contre la fermeture de l'hôpital général.

            Le 10 avril 2006, en présence de nombreux maires et conseillers  municipaux de Côte d'Or, du maire de Tonnerre, de syndicalistes et de démocrates de toutes tendances, un meeting s'est tenu à Dijon contre la fermeture de l'hôpital général.

            Le 1° juin 2006, M. REBSAMEN répond au comité départemental : « Je ne peux que m'inscrire dans le souci qui est le vôtre de défendre les services publics de santé et de veiller au maintien d'une offre de soins tant du point de vue de sa qualité que de sa quantité », mais il préconise en même temps la vente de l'hôpital général, afin de le transformer en « site d'accueil de logements », ce qui n'a rien à voir avec la santé publique et va contre l'offre de soins, en qualité, comme en quantité.

            La population de l'agglomération dijonnaise et de toute la Côte d'Or est indignée de lire dans la presse : « L'hôpital général est à vendre au plus offrant » ! L'hôpital général doit-il subir le sort de l'hôpital militaire, détruit en faveur de plans immobiliers alors que son plateau technique venait d'être refait ? Cela amène un lecteur du Bien Public (3 janvier) à déclarer que cet hôpital est « sacrifié sur l'autel du profit ».

            La population, solidaire du personnel hospitalier, ne peut accepter que l'on réponde à une « dégradation historique des budgets des hôpitaux publics » (Fédération hospitalière de France, 24 avril 2006) par l'application des directives européennes qui réduisent les dépenses de santé publique. M. BOYER, directeur de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation, est l'exécutant de ces directives en Bourgogne.

            Voilà pourquoi nous appelons à un rassemblement au siège de l'ARH, auprès de Mr. BOYER, d'où partent les décisions.          

            Les budgets 2005 et 2006 du CHU menacent 135 emplois. Le plan de l'ARH suggère la perte d'au moins 420 lits. Comment peut-on être mieux soigné avec moins de personnel et de lits ? 

          Le Journal du Châtillonais du 8 février 2007 annonçait : « A l'hôpital de Châtillon, l'unité A de chirurgie va disparaître. » L'ancien directeur de l'ARH déclarait alors  qu'il s'agissait d'une « mesure de bonne gestion ».

            Notre comité départemental se prononce pour le maintien de tous les services des sites de Châtillon et de Montbard. 

            M. BOYER n'est élu par personne, mais il est chargé de réduire les budgets et de fermer les hôpitaux de proximité, sur injonction de Paris et de Bruxelles. Cette politique, inspirée par l'article 93 du traité de Maastricht, a été massivement rejetée le 29 mai dernier.

            Les 5000 signataires s'adressent à tous les élus : 

            « M. REBSAMEN, en votre double qualité de maire et de président du CHU, votre place est aux côtés des manifestants devant le siège de l'ARH ! »

            « Mesdames et Messieurs les élus de Côte d'Or, députés, conseillers généraux, maires et con-seillers municipaux du département et de l'agglomération dijonnaise, vous êtes invités à manifester votre opposition aux plans de M. BOYER lors du rassemblement devant le siège de l'ARH, afin de dire tous ensemble » :

NON À LA FERMETURE DE L'HÔPITAL GÉNÉRAL !

MAINTIEN DE TOUS LES EMPLOIS,

TOUS LES LITS, TOUS LES SERVICES DU CHU DE DIJON !

MAINTIEN DE TOUS LES SERVICES du CHI de CHÂTILLON - MONTBARD 

            Une délégation du Comité départemental, composée d'élus locaux, de syndicalistes, de démocrates de toutes tendances, demande audience à M. BOYER.  

            Je m'inscris au rassemblement devant le siège de l'ARH, auprès de M. BOYER, pour exiger avec les 5 000 signataires, conformément aux besoins de la population :

         Le maintien de l'Hôpital général,