«Le grand bénéficiaire de cette opération, c'est la polyclinqiue de
Deauville. On a le sentiment que que le privé fait sa loi en termes de santé
publique.» Douze
militants d'Avenir hôpital pays d'Auge (AHPA) occupent depuis ce midi le hall de
la polyclinique de Deauville, sur l'aile droite du nouveau pôle santé de la Côte
fleurie, à Cricqueboeuf. Parti de Lisieux ce matin, ce collectif a choisi ce
jour d'ouverture partielle des locaux pour réclamer l'application d'une décision
du tribunal de Nantes: «Ce bâtiment ouvre sans
autorisation», proteste une femme. «De Honfleur,
même avec un girophare, l'été il faudra mettre trois-quarts d'heure pour
atteindre l'hôpital», ajoute un membre du PRG. «On
a ciblé aujourd'hui la partie privée du pôle parce qu'on a le sentiment que la
communication est axée sur le public, mais que derrière c'est le privé qui tire
les marrons du feu», synthétise Côme Nesterowski, porte-parole de
l'AHPA.
Des représentants de
ce collectif doivent être reçus ce lundi à 14 h par le directeur général de la
polyclinique, Tanguy de la Bourdonnaye, retenu actuellement par une visite de
conformité. Une partie des locaux est encore en travaux, mais l'établissement a
ouvert pour la première fois ses portes ce matin. L'activité doit s'étendre au
fil des prochains jours. Mais pour les militants, c'est notamment le service des
urgences qui pose question: «Comment se fait-il que les
urgences se trouvent dans la partie privée alors qu'il est question d'un centre
hospitalier public?» Ce collectif a vu le jour il y a cinq ans. Il
protestait à l'origine contre les risques «d'étranglement de
l'hôpital de Lisieux».