lundi 12 octobre 2009

Deauville - Douze militants d'Avenir hôpital pays d'Auge occupent le nouvel hôpital de la Côte fleurie

esLes membres de l'AHPA doivent être reçus ce lundi à 14 h par le directeur général de la polyclinique, Tanguy de la Bourdonnaye (au centre). : Ouest-France

 

«Le grand bénéficiaire de cette opération, c'est la polyclinqiue de Deauville. On a le sentiment que que le privé fait sa loi en termes de santé publique.» Douze militants d'Avenir hôpital pays d'Auge (AHPA) occupent depuis ce midi le hall de la polyclinique de Deauville, sur l'aile droite du nouveau pôle santé de la Côte fleurie, à Cricqueboeuf. Parti de Lisieux ce matin, ce collectif a choisi ce jour d'ouverture partielle des locaux pour réclamer l'application d'une décision du tribunal de Nantes: «Ce bâtiment ouvre sans autorisation», proteste une femme. «De Honfleur, même avec un girophare, l'été il faudra mettre trois-quarts d'heure pour atteindre l'hôpital», ajoute un membre du PRG. «On a ciblé aujourd'hui la partie privée du pôle parce qu'on a le sentiment que la communication est axée sur le public, mais que derrière c'est le privé qui tire les marrons du feu», synthétise Côme Nesterowski, porte-parole de l'AHPA.

Des représentants de ce collectif doivent être reçus ce lundi à 14 h par le directeur général de la polyclinique, Tanguy de la Bourdonnaye, retenu actuellement par une visite de conformité. Une partie des locaux est encore en travaux, mais l'établissement a ouvert pour la première fois ses portes ce matin. L'activité doit s'étendre au fil des prochains jours. Mais pour les militants, c'est notamment le service des urgences qui pose question: «Comment se fait-il que les urgences se trouvent dans la partie privée alors qu'il est question d'un centre hospitalier public?» Ce collectif a vu le jour il y a cinq ans. Il protestait à l'origine contre les risques «d'étranglement de l'hôpital de Lisieux».

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Ouest-France