> LE HAVRE, 8 nov 2008 (AFP) - De 1.100 personnes
selon la
> police à 3.000 selon les organisateurs ont manifesté
> samedi au Havre contre les réductions d'effectifs à
> l'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime), mais
> aussi chez les sous-traitants, à l'hôpital et dans
> l'Education nationale.
> Aux cris de "tous ensemble, grève
> générale", "interdisons les licenciements"
> ou encore "ouvriers licenciés, fonctionnaires
> supprimés, y'en a marre", les manifestants ont
> marché de la maison des syndicats à l'Hôtel de Ville.
> La
manifestation était ouverte par plusieurs centaines de
> salariés de Sandouville où 1.000 emplois sur 3.700 doivent
> être supprimés.
> A la suite défilaient des salariés de la raffinerie
> Total, de la centrale EDF, de l'usine de meubles
> Interior's, des enseignants ainsi que des agents des
> douanes et de l'hôpital où plusieurs
centaines de
> postes doivent disparaître.
> Au milieu du cortège figurait le porte-parole de la LCR
> Olivier Besancenot, qui avait déjà apporté son
> "soutien militant" aux salariés de Sandouville le
> 7 octobre dernier. "Il faut favoriser tous les
> regroupements pour aller très rapidement vers un grève
> nationale", a-t-il déclaré.
> La manifestation était organisée par les syndicats
> CGT, CFDT, FSU et Solidaires, tous les partis de gauche
> (PCF, PS, LCR-NPA...) et des associations comme Attac ou
la
> Ligue des droits de l'homme. En revanche, FO et la
> CFE/CGC, majoritaires à Sandouville, étaient absents.
> Il s'agissait de la deuxième manifestation en
> faveur des salariés de Renault organisée au Havre depuis
> l'annonce du plan de départs "volontaires"
> début septembre. "C'est bien que la CFDT et les
> partis
politiques de gauche nous aient rejoint, parce
> qu'on n'est pas de trop pour défendre l'emploi
> dans le bassin havrais", a jugé Fabrice Leberre,
> délégué CGT chez Renault.
> D'autres responsables estimaient qu'il fallait
> maintenant passer à "une étape supérieure" dans
> l'action. "On atteint les limites d'une
> mobilisation locale même si elle est forte et il faut
> regretter que les confédérations n'aient pas pu se
> mettre d'accord pour organiser une riposte nationale
> avant le 1er trimestre 2009", a
affirmé Jean
> Lallemand, militant de Sud-santé.
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