COORDINATION NATIONALE
DES COMITES DE DÉFENSE DES HÔPITAUX & MATERNITÉS DE PROXIMITÉ

REGION : Auvergne

HÔPITAL D'Ambert (63)

                                 REUNION DE TRAVAIL DU 23/11/2004 avec l’ARH

 

Présents : M. GAILLARD (Directeur de l’ARH), M. BELEGUE (Directeur adjoint du CHU Clermont-Ferrand, et ancien Directeur de l’hôpital d’Ambert), M. BOUZIT (Directeur de l’hôpital d’Ambert), M. AULAGNIER (Président du Conseil d’Administration, Maire et Conseiller Régional), M. DAJOUX (1er adjoint au Maire), M. PRAS (Président de la CME), M. VORILHON (Médecin généraliste), M. BONJOUR (Médecin généraliste et Chef de service du Long Séjour et de la Maison de Retraite), M. BELLET (Directeur des Soins), Mme HUMMEL (Chef du Service Gynéco obstétrique), Mme GRANGEMAR (Vice-présidente de DEHBA et sage-femme).

 

 

  1. M. AULAGNIER relit pour mémoire la lettre qu’il avait adressée au Directeur de l’ARH, présente le rapport de force qui se met en place (propositions, contre-propositions, …négociations et discussions), la mobilisation de la population.

      Il évoque les notions pour Ambert de Bassin de Santé et de Bassin de Vie.

      Il cite le mouvement actuel qui va vers le « gigantisme », et qui est énervant.

 

  1. M. GAILLARD rappelle qu’il est ici dans un souci de voir comment construire l’avenir. Si on se fige sur l’existant, on va vers des difficultés.

« Il est hors de question de fermer le site hospitalier d’Ambert, mais s’il veut continuer d’exister, il doit y avoir des évolutions. »

Il faut trouver une méthodologie de travail, basée sur les ressources de l’établissement.

« Il est facile de faire signer des pétitions ! »

Il est plus difficile de parler en terme de sécurité et d’obligations de résultats (« 70% des femmes qui ont manifesté dans les rues de Saint-Affrique contre la fermeture de la maternité, n’avaient pas accouché à Saint-Affrique ! »)

 

Il existe plusieurs problèmes : * la démographie médicale : il n’y a pas de manque de médecins mais une mauvaise répartition géographique et une mauvaise répartition des spécialités.

                                                 * les problèmes sécuritaires : ils sont de plus en plus présents, avec des recours au juridictionnel qui fait se poser des questions. « Il vaut mieux dire aux gens qu’il y a un problème sécuritaire que leur mentir. »

                                                 * les territoires de santé ont été identifiés par rapport à des flux de soins : Thiers/Ambert étude des flux de patients INSEE, PMSI. (« on sait où les gens vont se faire soigner en regardant là où ils vont faire leurs courses ! »)

                                                  * « l’exception géographique n’est pas suffisante aujourd’hui mais         

doit être conservée pour un certain nombre de critères.

                                                              * le passé : il existe un passé qu’il ne faut pas renier, mais il faut 

partir sur l’avenir.

 

Evolution à court, moyen et long terme : anticiper et prévoir.

 

Raisonnement : * la population est vieillissante actuellement, la France est très mal équipée pour s ‘occuper du « grand âge ». La médecine adaptée à ce grand âge est la première base.

Ne pas dire : la gériatrie, c’est du bas de gamme !

                           * la maternité : peu importe la norme (200, 300, 500 accouchements), il doit y avoir un certain volume pour avoir la sécurité. Si on ne consolide pas Thiers/Ambert sur le problème de la maternité, les 2 auront des difficultés dans peu de temps. Il faut consolider, ne pas dire, il y en a un qui va manger l’autre.

Un Centre Périnatal de Proximité (CPP) à Ambert, qu’est ce qui va changer ? l’acte d’accouchement seulement.

Les esprits s’échauffent un peu et M. GAILLARD annonce :  « demain, s’il y a un pépin, dans

les 24 heures, je ferme la maternité ». au fur et à mesure de la discussion, il a nuancé ses propos et a dit que s’il y avait un accident, il serait dans l’obligation de prendre des mesures.

Le CPP à Ambert permettrait de consolider Thiers et éviter d’engorger le CHU.

A la question de M. PRAS sur l’avenir de la chirurgie, M. GAILLARD répond qu’il y a du court terme, du moyen terme, et du long terme, et qu’à un moment il y aura des départs en retraite.

Il parle de la notion de chirurgie ambulatoire et d’amener éventuellement des activités nouvelles.

Il parle aussi de l’éventualité de renforcer l’équipe d’anesthésistes.

A la remarque de M. PRAS sur le fait que l’abandon de l’obstétrique ferait baisser l’activité d’anesthésie, et qu’il serait alors plus difficile de trouver un anesthésiste, M. GAILLARD répond qu’au contraire, il est plus facile de trouver un anesthésiste lorsqu’il n’y a plus d’obstétrique, car cela leur évite de se lever pour les péridurales et les césariennes la nuit ! ce que confirme M. BELEGUE.

 

  1. M. BELEGUE : L’hôpital d’Ambert a des points forts et des points faibles (démographie médicale et attractivité de la population), ce qui fait de la maternité un point faible.

Le CPP : 1 solution ? en tout cas il faut l’envisager.

Le CHU est prêt à envoyer des médecins pour d’éventuelles ouvertures d’activités nouvelles.

M. BELEGUE accepte de s’impliquer dans des relations de travail en groupe (dans lequel serait aussi impliqué le Pr LEMERY, à la demande du Directeur de l’hôpital d’Ambert)

 

  1. M. GAILLARD : l’hôpital ne doit pas être à prédominance gériatrique mais doit répondre au mieux au vieillissement de la population.

On ne doit pas uniquement se cantonner au problème de la maternité.

Les projets médicaux de territoire (Ambert/Thiers) doivent être mis en place.

Le regroupement chirurgical avec Thiers n’est pas obligatoire mais il faut voir plus loin.

Vous n’arriverez pas à financer un 3ème anesthésiste avec la T2A.

 

  1. M. AULAGNIER n’acceptera de discuter avec Thiers qu’à partir du moment où ils auront présenté leurs excuses à l’hôpital d’Ambert, et s’ils montrent une réelle volonté de travailler ensemble.

 

 

QUESTIONS : à la question de Mme GRANGEMAR sur la sécurité des transferts des parturientes en urgences obstétricale après transformation de la maternité en CPP, M. GAILLARD a laissé entendre qu’il y aurait une possibilité de continuer à assurer ces urgences obstétricales (peu nombreuses) sur le site d’Ambert ! ce contre quoi se sont insurgés Mme HUMMEL et M. PRAS car en terme de sécurité, le nombre d’actes d’urgences obstétricales par médecin diminuerait ce qui  augmenterait le danger pour la parturiente.

Mme HUMMEL a clairement rappelé qu’il était hors de question qu’elle aille travailler à Thiers, dans le cadre d’une mutualisation.

A l’argumentation de M. PRAS sur les statistiques de périnatalité de la maternité d’Ambert qui confirme le respect de sécurité, M. GAILLARD a répondu qu’il était facile d’avoir de bons chiffres quand on ne traitait pas la pathologie !

                  


Page d'accueil