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Juin 2005. Cela fait presque un mois qu'une partie très
importante du personnel du Centre Hospitalier Public Paul Ardier, à Issoire, est
en grève. Le Centre Hospitalier est dans la situation financière difficile d'un
déficit proche de 2 millions d'euros, qu'un audit rendra clairement le 22
juin en terme de plan de retour à l'équilibre sur plusieurs années. Les services
de médecine, de long séjour, de maison de retraite et de cuisine maintiennent
leur position gréviste dans les revendications comme le maintien de tous les
contractuels, stagiaires et titulaires, de toute l'activité et de tous les lits
tandis que la chirurgie lève le pied. Le rapport de l'audit qui fait
apparaître un très bon niveau d'activité de l'établissement définit ou confirme
des mesures rigoureuses telles que la fermeture de services, la fermeture de
lits, un recours moins fréquent au personnel intérimaire, par exemple, pour
combler le déficit. Si le Monsieur le Président du Conseil d'Administration
assure qu'il n'y aura pas de licenciements, il s'agit bien de postes en
moins par le non renouvellement de postes pour les contractuels et le non
remplacement des départs en retraite. L'Association Régionale de
l'Hospitalisation (ARH) décide de mettre Issoire dans le rang d'une politique
nationale. Dix lits sur quarante en médecine sont déjà fermés. Le
Préfet de santé n'entend pas mettre la main à sa poche. Les départs en retraite
ne seront pas remplacés tant que le chiffre réel autorisé ne sera pas atteint
concernant les postes budgétés (quarante postes à temps plein non budgétés).
Retour à des horaires de douze heures pour économiser un poste. Réduction de la
durée des séjours. Glissement de personnel dans des activités qui ne sont pas
normalement les leurs (formation ?.. validations internes de capacités). Appel
au personnel pendant ses jours de repos pour combler une absence non remplacée
dès son premier jour. Le déficit remonte à 2002 (151 000 euros), 2003 (890 000
euros), 2004 (1 982 137,86 euros). La reconstruction de l'établissement est
un glissement d'un tiers de son activité dans le privé, dont le seul objectif
est celui de la rentabilité. Des investissements sont différés. D'ici la fin de
l'année 2005, le plan de redressement sera présenté au Conseil d'Administration,
puis à l'ARH. Mauvaise gestion du planning. Vacance de postes de direction.
L'audit établi par l'ARH parle de 80 postes (40 contractuels et 40 titulaires)
en trop. Des horaires pour certains personnels ont déjà été modifiés (réduction
par exemple). En septembre, les dix lits de médecine sont toujours fermés. Les
dix lits de soins de suite et de réadaptation aussi. On repousse à l'automne les
opérations jugées peu urgentes en été. Pendant l'été, la clinique privée de la
ville ferme un service chirurgical sur deux.. A Issoire, nous avons décidé de
nous rassembler autour de la pétition suivante : Le Centre Hospitalier Paul
Ardier à Issoire connaît des difficultés de financement qui font peser de
lourdes menaces sur sa capacité d'accueil, l'emploi, la qualité des soins et le
maintien de certains services. Pourtant le Centre Hospitalier d'Issoire, dont
les services sont irremplaçables à un vaste territoire au sud de
Clermont-Ferrand, connaît un très bon niveau d'activité et de technicité, gages
de son Utilité Publique. Nous nous prononçons donc contre
le démantèlement de ce Service Public de Proximité et vous invitons à
vous prononcer dans ce sens en signant la pétition présentée par
l'Association Citoyenne de Défense pour le Centre Hospitalier Public Paul
Ardier, à Issoire.
Le Président de l'Association : Jean Cerezal-Callizo
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