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Ingwiller Reprise du Neuenberg : décision le 8 octobre.

La chambre civile du tribunal de Saverne a entendu hier les repreneurs en lice de l'hôpital-maison de retraite du Neuenberg d'Ingwiller. La décision a été mise en délibéré au 8 octobre.

Dehors, une soixantaine de personnes manifestaient à l'appel de l'AMAN (*). Comme prévu depuis le 25 juin et le prolongement de son redressement judiciaire, l'hôpital du Neuenberg à Ingwiller connaîtra son sort le 8 octobre. Hier, la chambre civile du tribunal de Saverne a confirmé cette date pour rendre sa décision après avoir auditionné Alpha santé et la Fédération des oeuvres évangéliques, les deux repreneurs éventuels. Une délégation du comité d'entreprise du Neuenberg était à l'audience, mais pas Barbara Michel. Le médecin anesthésiste de l'hôpital et présidente de l'AMAN (qui regroupe personnels, usagers, médecins libéraux, associations, syndicats, élus) voulait plaider pour un report de la décision mais n'a pas été reçue. « Nous demandions un report de la décision du tribunal pour permettre l'organisation d'une table ronde ». « Pas favoris » Souhaitant « être partenaire du futur repreneur », l'AMAN s'indigne du mutisme des autorités sanitaires, qui attendent la décision de justice pour s'exprimer. L'association a mis sur pied un projet alternatif garantissant, à l'inverse des autres projets, le maintien des services de chirurgie et de maternité. La soixantaine de manifestants n'a donc pas été entendue mais la présidente de l'AMAN compte encore « sur une mobilisation de la population et des élus ».
« Il ne fallait plus reporter parce que le climat social se dégrade de jour en jour au Neuenberg », a estimé de son côté Jean-Jacques Baltzer, trésorier du comité d'entreprise, présent à l'audience.
Les repreneurs en lice renvoient pour leur part leur réaction au 8 octobre. Le directeur d'Alpha santé Jacques Jung a seulement confié avoir « travaillé sur ce dossier de façon décontractée, sachant que nous ne sommes pas favoris ». Claude-Maxime Weil, administrateur judiciaire de l'établissement, a souligné que l'audience s'était déroulée « dans la sérénité ». « Maintenant le tribunal va choisir... On ne sait jamais, il peut y avoir des surprises. »


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