28 Novembre 2008
COMMUNIQUÉ DE
PRESSE
DANGER SUR L'HÔPITAL : LE SIDA EST LA PREMIÈRE
VICTIME
Le collectif de patients de l'hôpital Saint Joseph et Actif
Santé ont tenu ce matin une réunion à l'Hôtel de Ville de Paris dans le
cadre
de la Journée internationale du SIDA, en présence d'élus et de
plusieurs représentants d'associations (ACT up Paris, UNALS,
Chrétiens
et SIDA) et de journalistes.
Des représentants du Collectif Saint Joseph
ont exprimé une nouvelle fois leur colère et leur indignation contre la
décision arbitraire de
fermeture du service des maladies infectieuses où
sont suivis près de 500 patients porteurs du virus du SIDA ou de
l'hépatite. Ils
n'acceptent pas d'être les premiers naufragés d'un système
où la santé devient une marchandise : le SIDA est toujours là, l'accès aux
soins doit être garanti à tous et un suivi, complexe, personnalisé, pluridisciplinaire, humain et durable doit être garanti à chacun.
Le
professeur Alain Sobel, président du COREVIH SUD a demandé que tous les
projets de restructuration ou de réorganisation des
consultations
spécialisées fassent l'objet d'une concertation avec les professionnels et
les patients qui sont représentés dans les
coordinations récemment mises en
place. Sans cela, C'est tout l'acquis de décennies de lutte contre la
maladie, toute l'expérience
réunie par les professionnels en matière de
prévention, d'accompagnement et de suivi thérapeutique, psychologique et
social
qui seront menacés.
Le professeur André Grimaldi, premier
signataire de l'appel « Pour sauver l'hôpital public » craint qu'il ne soit
déjà trop tard : nous
sommes déjà entrés dans une conception comptable et
mercantile de la santé qui ne convient pas à la diversité des pathologies.
Le système
libéral sur lequel repose la tarification à l'activité des
hôpitaux (T2A) condamne les patients porteurs de maladies chroniques,
complexes, exigeant un suivi au long cours. Sa généralisation et d'autres mesures prévues dans le projet de loi « Hôpital, patients,
santé, territoires » qui sera débattu au Parlement en janvier
prochain
(notamment la mise en concurrence complète des hôpitaux
publics et privés)
vont conduire les hôpitaux à multiplier les actes inutiles mais lucratifs
au détriment des soins mal rémunérés mais
indispensables : c'est un
basculement dangereux des fondements éthiques de la médecine et de la
solidarité.
IL EST ENCORE TEMPS D'AGIR POUR DÉFENDRE UN MODÈLE DE SANTÉ
PUBLIQUE DÉMOCRATIQUE ET HUMAIN !
Contact : ACTIF Santé
le
dossier complet sur notre site
en attendant voici
l'article du Canard
enchaîné
bonne lecture
Xavier
Rey-Coquais
Délégué Général
ACTIF-Santé
109 rue Orfila
75020
Paris France
www.actif-sante.org
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fax 0955 796
160