*Rassemblement à Paris pour "le droit à l'avortement dans des structures
adaptées"*
Le 18/03/2010 à 19:40
Quelque 350 personnes se
sont rassemblées jeudi soir à Paris pour
défendre "le droit à l'avortement
dans des structures adaptées",
dénonçant les fermetures de centres
d'interruption volontaire de
grossesse (CIVG) en Ile-de-France, a constaté
un journaliste de l'AFP.
Les manifestants pro-IVG se sont rassemblés
devant le siège de
l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). "Non à
la fermeture des
CIVG! Non au démantèlement de l'hôpital public", pouvait-on
lire sur une
banderole déployée sur la façade. D'après une autre banderole,
l'"IVG à
l'hôpital, c'est un droit et c'est la loi".
"Nous sommes
toujours très attachés à la présence des centres IVG de
proximité. Or la
politique actuelle va à l'opposé de cela et concentre
les activités
hospitalières, aux dépens des besoins des femmes", a
déclaré Danielle
Gaudry, du Planning familial.
"Les anti-IVG n'ont plus besoin de se
mobiliser: l'AP-HP et Roselyne
Bachelot s'en occupent!", a ironisé de son
côté Maya Surduts, de la
Coordination des associations pour le droit à
l'avortement et à la
contraception (Cadac), également présente.
Le
rassemblement avait lieu à l'appel de huit associations et syndicats
(Planning familial, Cadac, Coordination nationale des comités de défense
des hôpitaux de proximité, CGT ou Sud santé, parmi d'autres) qui
dénoncent "la logique purement comptable" conduisant, selon eux, à
supprimer "des activités, des lits, des emplois" et à fermer des CIVG
(trois depuis mai 2009) à l'AP-HP.
Il s'agit des centres des hôpitaux
Jean-Rostand (Ivry-sur-Seine), Tenon
(Paris 20e) et Broussais (Paris 14e),
tandis que ceux d'Avicenne-Bobigny
et Poissy-Saint-Germain-en-Laye "sont
menacés", affirment-ils.
L'AP-HP parle de "transferts d'unités" sans
"diminution du volume
d'activités" afin de "proposer aux femmes l'ensemble
des techniques
existantes", rappelant que l'IVG médicamenteuse qui peut être
réalisée
en dehors de l'hôpital depuis 2001.
Toujours à Paris, mais
de l'autre côté de la Seine, quelque 150 anti-IVG
ont également manifesté
jeudi, selon la police, à proximité de
l'Académie française pendant la
cérémonie de réception sous la coupole
de Simone Veil, qui fit voter la loi
de 1975 portant son nom et
légalisant l'IVG en France.
© 2010
AFP
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