A la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et des maternités de proximité

 

Chers amis,

Vous avez sollicité la Fédération SUD santé sociaux pour une participation au débat public organisé sur le thème « comment promouvoir la proximité sanitaire sur tous nos territoires » dans le cadre de la 8ème rencontre prévue les 24 et 25 mars au Pertuis.

Les membres du secrétariat fédéral ne seront pas en mesure d'y être présents, pour de simples questions de disponibilités. Par contre, la Fédération sera présente à cette rencontre au travers de ses militants présents dans la salle et engagés dans le combat syndical et pour certains dans des collectifs locaux de défense d'établissements de santé.

Nous réaffirmons notre soutien au combat porté par la coordination nationale.

Une réponse adaptée aux besoins de santé de la population sur l'ensemble des territoires doit être une priorité de santé publique et un enjeu fondamental dans la période électorale qui s'ouvre.

Aucune gestion strictement comptable, contrainte par les ARH ne doit déterminer les orientations en matière d'équipement et de maillage de l'offre de soins.

Seule une véritable démocratie sanitaire associant les usagers, les professionnels et les élus  peut permettre d'ouvrir le débat public, et surtout d'imposer des solutions afin de sauvegarder le service public de santé.

Toute la logique de privatisation marchande de la santé, de mise en concurrence des établissements entre eux doit être combattue, sans concession. La réforme Hôpital 2012, dans la continuité de celle d'Hôpital 2007 avec son système de tarification de l'activité (T2A) et ses nouveaux modes de gestion par pôle d'activité et salaires au mérite doit être suspendue, car elle favorise les restructurations d'établissements publics au bénéfice du secteur privé lucratif et de ses actionnaires.

La lutte contre la désertification sanitaire de nos départements passe par la remise à niveau des services publics de proximité dans leur ensemble, pour rendre les bassins de vie plus attractifs pour les professionnels et par des mesures pérennes de financement des établissements publics de santé, afin de leur permettre de répondre pleinement à leurs missions de services publics.

Le vieillissement de la population, la prise en charge des mères et des jeunes enfants, l'émergence de nouvelles pathologies, en particulier en lien avec la pénibilité du travail, doivent faire l'objet d'une prise en charge exclusivement publique.

Notre Fédération reste extrêmement vigilante sur toute expérience de coopération sanitaire public - privé, sous couvert d'entité avec mission de service public. Le risque est à terme,  une privatisation de ces secteurs, telle que le prévoit l'accord général sur le commerce des services (AGCS).

La loi du marché et des profits ne doit pas guider les choix en matière de santé.

Seule la réponse suffisante et adaptée aux besoins des populations, françaises et immigrées et les choix de société en matière de financement pour répondre à ces besoins doivent orienter les décisions à prendre.

Pour la Fédération SUD santé sociaux, le secrétariat fédéral (le 15 mars 2007)