Bulletin d'information du 9 novembre
1- Problème à l'hôpital public de
Haute Garonne
2- La FHF dénonce le budget hospitalier
3- Un manuel
scolaire parle de nous !
4- Réunions publiques à Chaumont et à Langres autour
des cartes isochrones
5- Allier : attractivité financière pour les
médecins
6- Contre les franchises - Manifestation devant le Sénat le 12
novembre
7- Contre les Franchises - Manifestation et Meeting Débat Lure 13
novembre
8.Texte de Jean Claude MARX sur l'évaluation des besoins
sanitaires
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1-
Problème à l'hôpital public de Haute Garonne
Un Comité de Défense de
l'Hôpital Public de Haute Garonne se réunit début novembre d'après Viva la
lettre du 5 novembre 2007
Qui a des informations plus précises pour
établir un contact ? Merci
2- La FHF dénonce le budget
hospitalier
La Fédération hospitalière de France (Fhf) dénonce le projet
d'Objectif national des dépenses d’assurance-maladie (Onadam) prévu dans le
Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (Plfss) 2008.
Pour la
Fhf qui regroupe la quasi-totalité des établissements publics de santé
(hôpitaux) et des structures médico-sociales (maisons de retraite et maisons
d'accueil spécialisées autonomes) du secteur public fixer un Ondam hospitalier
à 3,2 % quand les besoins augmentent mécaniquement de 4 % par an, « ne peut que
se traduire par une aggravation des déficits ».
Cf. http://www.viva.presse.fr/Fhf-le-budget-2008-va-aggraver-le.html
3-
un manuel scolaire parle de nous
Le manuel d'Histoire Géographie ST2S
Foucher de Première évoque notre site et un de nos communiqués en réponse aux
allégations de Vallancien (p.155)
Il montre une belle carte sur les
inégalités d'accès aux urgences.
4- Réunions publiques à Chaumont et à
Langres autour des cartes isochrones
Le Conseil régional de
Champagne-Ardennes a réalisé des cartes isochrones sur la région et sur le
département de Haute Marne
Notre Comité les présente au public dans deux
réunions débats les 8 et 9 novembre
La CN est représentée par Michel ANTONY,
Olivier CARDOT & Denis METTETAL
Contact : christiancouturier@yahoo.fr
ou J-François ANDRIOT" <sudsante52solidaire@wanadoo.fr>
5- Allier
: attractivité financière pour les médecins
DEUX MÉDECINS SIGNENT AVEC
L'ALLIER. Deux étudiants en médecine générale viennent
de
signer une bourse avec le Conseil général de l'Allier. En échange d'une somme de
38 400 euros répartie sur leurs trois dernières années d'étude, ils
s'engagent à s'installer pendant au moins 6 ans dans l'Allier. Ce
dispositif
départemental sera distingué dans quelques jours par un Trophée décerné par le
jury du Prix Territoria (observatoire national de l'innovation
publique).
(Lire <
http://village.groupejmg.fr/index.php?ids=&Menu=Actu&Action=777&idn3=2125
>)
Comme dans d'autres régions, l'absence de
politique nationale efficace et déterminée conduit à un marchandage et à une
recherche inégalitaire et scandaleuse des jeunes médecins. ici germe cependant
une idée de contrat : 6 ans !!!
Cf. Le Fil d'Agence n°160 nov2007 Jean-Luc
Varin <jlvarin@traverse.fr> Il parle également d'Ivry et de la journée
à l'Assemblée nationale du 27 novembre !
6- Contre les franchises -
Manifestation devant le Sénat le 12 novembre
Paris un rassemblement aura
lieu le lundi 12 novembre 2007 à partir de 18H, date du début du débat au
Sénat, en face de l'entrée 15 rue de Vaugirard (métro Luxembourg) du Sénat sur
la petite place ou il y a un kiosque .
QUE TOUS CEUX QUI LE PEUVENT S'Y
RENDENT
7- Contre les Franchises - Manifestation et Meeting Débat Lure
13 novembre - Coordonné par la CN
Le 13 novembre manifestation place du
marché à Lure à 10h - Le soir 20h30 Meeting débat toujours à Lure - Salle du
Sapeur, animé par Françoise NAY de la CN et du Collectif national contre les
Franchises.
Contact : Michel.Antony@wanadoo.fr
8.Texte de Jean
Claude MARX sur l'évaluation des besoins sanitaires
Il pourrait servir
de base à nos travaux d'Aubenas ou Luçon pour les prochaines rencontres
Nous
le donnons en texte brut pour une première analyse
"Libres réflexions sur
la démarche d'évaluation des besoins sanitaires"
Les analyses officielles
en cours actuellement pour déterminer les besoins sanitaires, s'appuient
essentiellement sur l'existant, sur l'activité passée, elles intègrent sans
rechigner les stratégies de désertification rurale, de disparition des services
publics, des activités économiques, le tout avec l'objectif de justifier la
maîtrise des dépenses de santé, c'est-à-dire la diminution des activités de
soins et de prise en charge de proximité par les établissements de santé.
Dans cette approche les usagers, les populations, toutes les diversités
démographiques, les origines sociales, le niveau de revenu, la réalité et le
mouvement économique, industriel des régions sont autant d'éléments d'analyse
absents ou presque des critères de travail d'évaluation des cabinets spécialisés
et officiels intervenant à la demande des administrations.
Partant de ce
constat je pense nécessaire de définir le territoire géographique qui permettra
d'exprimer et de maîtriser au mieux la réalité des besoins sanitaires.
Dans l'organisation actuelle il me semble que ce soit les actuels « territoires
de santé ». Avec l'intégration des différentes des limites géographiques
retenues selon les régions. La limite géographique maximum d'une étude des
réalités devrait néanmoins être le département, le plus efficace le canton.
Cela étant, en s'engageant dans cette démarche, il est indispensable
comme nous l'avons rappelé lors des rencontres d'Ivry que ce qui est décisif est
une définition nationale d'une politique de santé publique, basé sur la
solidarité et le souci de proximité qui ne se limite pas aux secteurs ruraux. La
proximité doit aussi s'apprécier pour tous territoires, urbains et ruraux.
Il est bien entendu qu'une définition démocratique des besoins sanitaires
d'une région doit s'inscrire dans une vision nationale, régionale, locale dans
l'élaboration des réponses en matières d'équipements, de
spécialités.
Une procédure d'évaluation des besoins sanitaires se doit
de prendre en compte en priorité, comme un élément incontournable, les réalités
vécues hier et aujourd'hui par les habitants. Cela demande de s'appuyer sur les
statistiques, les analyses existantes produites par les services sociaux, les
DASS. Au niveau local, les CCAS ont souvent des données appréciables sur les
particularités des populations concernées par leurs activités. Bien sur il n'est
pas question de se priver des analyses et autres études faites par les cabinets
spécialisés, il suffit de se préserver de l'idéologie de leurs
conclusions.
Les élus des communes, départements et régions sont
naturellement des partenaires particuliers et privilégiés. Ils ont accès par à
leur mandat et leur présence dans un certains nombre d'organismes des données
sur les besoins sanitaires et les réalités de terrain.
Les associations
(type ADMR) les services publics d'aides à la personne qui reçoivent en direct
les demandes des familles, sont régulièrement confrontées aux sollicitations des
familles, des institutions et des élus.
Autres partenaires non négligeables,
les syndicats des personnels de santé, les professionnels de la santé,
hospitaliers, libéraux, généralistes et spécialisés, infirmiers et infirmières,
les mutuelles, les associations d'usagers. Devant les hésitations des
professionnels de collaborer à titre personnel avec les associations d'usagers,
certains syndicats départementaux des médecins peuvent permettre de contourner
ces réticences.
La lecture et le décryptage des réalités locales, la prise en
compte, des particularités locales seront des éléments fort dans la crédibilité
et les possibilités de mobilisation des usagers et de tous les acteurs.
Dans
le Gers par exemple, les agriculteurs, exploitants et ouvriers, les salariés des
entreprises de transformation agro-alimentaires sont très nombreux. Ils sont une
des catégories professionnelles avec le plus d'anciens, de retraités. Leur
niveau et mode d'existence durant leur vie professionnelle, les bas revenus, des
conditions de travail déplorables, les expositions sans protection à des
produits nocifs, pesticides en autres, l'absence de prévention, de dépistage
sanitaire sont autant d'éléments objectifs qui en font une population très
exposée à la marginalisation sociale et médicale. Petites retraites excluant
pour l'essentiel l'accès aux maisons de retraite, l'isolement géographique dans
un département rural, les conditions d'habitations, isolées pas adaptées à leur
vieillesse, les maladies professionnelles pas reconnues, rhumatisme, infections,
et autres pathologie devraient interpeller les autorités publiques pour définir
de véritables projections des besoins spécifiques a notre département. Autre
particularité du Gers, la moitié des nouveaux habitants sont des retraités, plus
de 60 ans, ce qui prévoit dans les prochaines années des malades, des
pathologies particulières au vieillissement normal de ces personnes. Autant
d'éléments concrets connus de tous qui devrait faire réfléchir les pouvoirs
publics de façon particulière, il en n'est rien. La prise en charge dans une
maison de retraite publique et encore plus privée est trop chère, le nombre de
places dans celle ci est insuffisant. Concernant les structures de prise en
charge à domicile, notre comité estime, selon une analyse des documents
officiels que près de 75% des personnes âgées échappent à tous les dispositifs
actuels existant. Comparé avec ces éléments nous constatons que dans les
hôpitaux publics la gérontologie, la gériatrie, n'ont pas toute la place que la
réalité commande, de plus les coupes budgétaires n'excluent pas ces
secteurs.
C'est sur ce type de particularités que nous devrions travailler
pour une définition de besoins sanitaires au plus prés des réalités.
Parallèlement il s'agira avec les usagers, les élus, les professionnels de
définir les types de réponses et donc les revendications et exigences qu'il sera
moins difficile de faire partager et soutenir par les usagers et les différents
acteurs.
Dans cette réflexion, la pertinence des réponses devrait permettre
de dégager des arguments pour le maintien, le développement des hôpitaux et
équipements de santés de proximité. Ce peut être de formidables outils de
mobilisation pour justifier la modernisation des équipements de proximité
surtout lorsque nos arguments sont identifiés comme au plus prés du vécu des
usagers, des populations.
Une telle procédure demande un investissement
important des usagers, de nos comités. C'est un autre regard sur nos actions qui
est posé. Chaque acteur de la santé pris dans son périmètre d'intervention n'a
pas toujours le souci d'étendre ses réflexions dans une vision globale des
besoins sanitaires des populations d'une région. Cela est dommageable, mais
c'est une réalité. De plus la nouvelle gouvernance, la logique de la TAA, les
réductions budgétaires, la marchandisation de la santé, le recul de la
démocratie dans la gestion des équipements de santé prônée dans le discours de
Bordeaux de N Sarkozy va accentuée une vue parcellaire et partielle des besoins
d’une région par les professionnels.
Un tel engagement dans la
définition des besoins sanitaires d’une région par les usagers et de leurs
comités, pose un enjeu démocratique de première importance. La démocratie pas
seulement appréciée dans la représentativité, ce qui reste important, mais dans
une participation la plus large et la plus concrète des usagers et des acteurs
de la santé d'une région. C'est un travail prenant, d’un contenu politique qui
peut bousculer des habitudes, froisser des élus et responsables administratifs,
remettre en cause les pratiques en vigueur.
Revendiquer publiquement notre
ambition de participer, d'impulser, d'exiger l'élaboration démocratique des
besoins sanitaires d'une région, peut permettre de poser nos comités dans une
autre vision que des lieux de contestation, de dégager nos actions et réflexions
d'une démarche essentiellement d'opposition, sans rejeter la nécessité
ponctuelle de celle ci.
Revendiquer la démocratie, la transparence, la
publicité, dans les méthodes de travail et de réflexions des organismes publics
en charge de définir les besoins sanitaires d'une région reste une exigence pour
nous.
Prendre l'initiative de rencontrer, d'instaurer des relations de
coopération,de débats et d'échanges avec les différents acteurs de
la santé est un objectif qui ne va pas aller de soi, vu les pratiques
antidémocratiques existantes, les réticences des pouvoirs publics, les approches
corporatistes du monde médical, sans sous estimer les à priori qui s'exprimeront
chez les élus devant l’interventions des usagers dans des lieux, lors de débats
ou ils choisissent par facilité, par convenance vis-à-vis des administrations,
par manque de temps de réflexion d'être de simples observateurs dans le meilleur
des cas, d'entériner les propositions sans poser les termes de fond qu'exigent
ces débats.
Voila un résumé de mes réflexions, elles ne sont qu'une
participation personnelle au débat de la coordination nationale. "
Contact
: MARX Jean-Claude " <marxjeanclaude@orange.fr>