5ème rencontre de la

Coordination Nationale des Comités de défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité

La Ferté-Macé (61) - 22 et 23 octobre 2005

 

 

 

 

Guy SOURY - Gisors (27) – Rapporteur du Groupe de travail

 

 

Atelier - Inégalités Sociales

 

 

Objectifs de l’atelier :

Poursuivre la réflexion déjà engagée par la coordination nationale afin d’aboutir à la rédaction de propositions.

 

 

Déroulement des discussions :

Ont été évoqués successivement :

* Les inégalités face à l’offre de soins entre ville et campagne (fracture rurale). Par exemple, l’espérance de vie d’un ouvrier du Nord est inférieure de 10 ans à celle d’un cadre de la Région Parisienne.

* Les conséquences importantes pour une partie de la population suite aux problèmes engendrés par la fermeture d’une maternité ou d’un service de chirurgie de proximité. Il est acté que la disparition de tels services en milieu rural aggrave les inégalités. Par exemple, une appendicectomie non traitée à temps peut se transformer en péritonite.

* Tous les plans successifs de ces dernières années mis en place par les différents gouvernements avaient pour objectif de réduire ces inégalités or c’est l’inverse qui se produit. Dernier exemple connu, les 18 euros qui vont être à la charge des assurés sociaux pour tout acte dont la valeur sera égale ou supérieure à 91 euros.

* Les disparitions des petites mutuelles sauf pour celles qui ont l’opportunité de se rapprocher des plus grandes.

* Le rôle social encore peu développé de l’Hôpital. Consultation de PMI, de tabacologie. Seulement 50 % des bénéficiaires de la CMU profitent des services. Il est aussi reconnu que les petites maternités remplissent bien leur rôle de prévention auprès des futures mamans.

* L’avenir des hôpitaux de proximité appelés à se transformer en maison d’accueil pour personnes âgées.

* Le manque d’implication des médecins de ville face aux problèmes actuels des hôpitaux de proximité. Il serait souhaitable que chaque comité travaille à un rapprochement entre médecins de ville et médecins hospitaliers.

* La situation des personnes atteintes de troubles psychiatriques. On constate de moins en moins d’hospitalisation mais de plus en plus d’incarcérations, lieux qui ne font qu’aggraver certaines pathologies.

* Les difficultés engendrées par le transport des personnes âgées devant se déplacer de plus en plus loin pour subir des examens médicaux spécialisés. Il est fait remarquer que le budget " transport " de la Sécurité Sociale a cru de plus de 30 % ces dernières années. Les transports " assis " ne sont pas remboursés et restent à la charge des assurés sociaux.

* Le manque de lits en S.S.R. dans pratiquement tous les départements. Ce qui engendre le déracinement des personnes âgées par rapport à leur lieu de vie habituel avec pour conséquence immédiate une forte augmentation de leur détresse psychologique.

* L’éclatement du " lien social " découle en partie de tous ces constats.

 

 

Quel rôle pour la coordination nationale ?

* Il est évoqué le principe de réaliser des publications sur ces thèmes pour les porter à la connaissance des pouvoirs publics mais aussi de la population.

* Solliciter les différentes associations caritatives oeuvrant dans ces domaines pour aider à la rédaction de ces écrits.

* Étoffer le groupe de travail en assemblée générale cet après-midi.